SAKAZIQ'

Des chansons pour enfants avec partitions, audios, textes et fiches pédagogiques.

Category : Accueil

Préambule:

« Le succès n’est pas la clé du bonheur. Le bonheur est la clé du succès. Si vous aimez ce que vous faites vous réussirez » Albert Schweitzer

Cher lecteurs, remplie de l’écho qu’évoque la citation de ce philosophe français, voici en quelques lignes, la présentation du nouveau projet SAKAZIQ’. Un projet qui, comme vous le savez, me tient vraiment à coeur, en voici les raisons…


 

LA SORCIERE DU PLACARD AUX BALAIS

 

De Marcel Landowski

d’après un conte de Pierre Gripari

 

 

 

« 1, 2, 3, 4, 5 … 1, 2, 3, 4, 5 … Chouette il est riche Monsieur Pierre Il va pouvoir s’acheter une maison! »

Je me souviens très bien de la première fois que j’ai entendu cet opéra pour enfants. C’était il y a plusieurs années. Le livre illustré entre mes mains, j’ai tourné les pages, une à une, buvant chaque note, chaque mot, chaque son, chaque image avec admiration. Après une trentaine de minutes de musique ininterrompue, j’ai refermé le livre et… « Waouh, la classe… ». Et là, je me suis dit: « Un jour, je monterai cette oeuvre avec un choeur d’enfants. Chiche! »

 

 

 –

L’histoire

Tirée du livre des contes de la Rue Broca de Pierre Gripari, un écrivain français très populaire, « La sorcière du placard au balais » raconte l’histoire de Monsieur Pierre. Avec la pièce de monnaie qu’il vient de trouver dans sa poche, il s’achète un chez-soi. Pour trois fois rien, le voilà propriétaire d’une jolie petite maison, sur la grand rue, avec chambre, cuisine, salle de bain, living-room, pipi-room et placard aux balais !

Mais très vite, il découvre le pot au rose. La maison est hantée. Hantée par une sorcière cachée dans le placard aux balais… Heureusement, elle ne fait pas de bruit et reste bien tranquille, sauf si on a le malheur de chanter une certaine petite chanson : « Sorcière, sorcière, prends garde à ton derrière! ».

 

Combien de temps Monsieur Pierre saura-t-il rester dans sa nouvelle demeure sans chanter jusqu’au bout cette maudite chanson ?

 

 

En tapant le titre de cette histoire sur Google, vous verrez qu’elle a connu un succès phénoménal! D’innombrables adaptations ont été créées par différentes compagnies de théâtre et beaucoup de travaux ont été réalisés dans les écoles autour de ce conte. Il y a même une série de dessins animés, et évidemment une adaptation musicale…

En 1990, Marcel Landowski, un compositeur français également, crée « La sorcière du placard aux balais », une oeuvre pour ensemble instrumental, récitant et choeur d’enfants. Un mini-opéra pour jeunes artistes en herbe voit le jour autour de ce conte des temps modernes!

 

Un nouveau projet pour SAKAZIQ’

 

Depuis quelques années donc, la partition était rangée bien sagement sur mon étagère. C’est au printemps dernier que j’ai ressorti cet ouvrage… Et si c’était le moment de la proposer au choeur SAKAZIQ’?

Mon enthousiasme fut très vite partagé par Pascale Güdel, comédienne, qui s’occupe de la mise en scène ainsi que par Michel Zbinden, musicien, qui travaille sur la partie instrumentale du projet avec son orchestre d’élèves musiciens de la section Sports-Arts-Etudes, ainsi que l’Orchestre de Chambre Jurassien dirigé par Hervé Grelat.

Nos énergies réunies, un nouveau projet prend vie :   ZIQ’ EN VRAC A LA RUE BROCA

Au programme, des oeuvres tirées du répertoire classique sur le thème des sorciers :

 

 

PEER GYNT d’Edvard Grieg 

&

LA SORCIERE DU PLACARD AUX BALAIS de Marcel Landowsky

 

 

 

Je suis très fière de proposer ce projet à ces enfants et adolescents. Pouvoir ainsi se retrouver à travailler chaque semaine entourés de professionnels des métiers de la scène, c’est vraiment génial! D’autant plus que dans cette aventure, labeur rime avec bonne humeur. Je suis toujours épatée de constater comme le travail est exaltant lorsqu’on est passionné. Et je puis vous assurer que le virus de la passion a contaminé tous les acteurs de ce projet : enfants, adolescents, profs, tous, du plus jeune au plus vieux, se donnent à 100% . Un vrai cadeau!

 

MERCI à tous!

 –

L’orchestre est désormais constitué et le choeur d’enfants commence peu à peu à se remplumer. Il reste cependant encore pas mal de jeunes chanteurs à trouver car pour se mesurer au volume d’un ensemble instrumental comme celui dont nous avons la chance de disposer, il faut des décibels !

Avis donc aux jeunes amoureux du chant, entre 9 et 16 ans, qui auraient envie de partager cette folle aventure avec nous! N’hésitez plus, ces places sont pour vous!

 

 

 

 

Pour les infos pratiques :

– Les cours ont lieu le mercredi après-midi

– à Moutier (CH)

– de 17h à 19h

– au prix de 80.- par semestre.

 

 

 … « Un jour, je monterai cette oeuvre avec un choeur d’enfants. Chiche! » …

 

Ce jour est-il arrivé???? Laissez-moi votre OUI d’encouragement au bas de cet article dans la rubrique « commentaires » (puisqu’il paraît qu’il en est qui lisent jusqu’au bout les longs articles des aventures SAKAZIQ’ )

MERCI à vous…

 

 

Comment rester motivée?

Préambule :
 
J’ai beaucoup hésité à publier cet article.  Ai-je le droit de me plaindre? Non. Considérez donc ce texte comme une grande remise en question ou comme l’analyse d’un doute qui m’assaille.
 
Mais de toute façon qu’ai-je à craindre? Personne ne lira cet article jusqu’au bout, il est bien trop long…

Comment puis-je rester motivée et continuer à proposer des spectacles avec des enfants?

Le vibreur de mon i-Phone retentit. C’est un SMS: « Désolée mais ma fille ne pourra pas participer au cours choral cette année, elle a l’équitation ce jour-là. Bonne soirée : ) »

C’est le troisième SMS de ce genre aujourd’hui et ma boîte mail ainsi que mon répondeur ont l’air de s’être donnés le mot : « Vous… avez… un… nouveau… message… bip! : Oui bonjour, c’est pour vous dire que ça ne marchera pas, mon fils n’est pas motivé pour participer au spectacle, mais merci pour la proposition, à bientôt! »

Un petit pincement au cœur et de la buée dans mes yeux, et si l’aventure SAKAZIQ’ devait s’arrêter…

J’enseigne la musique depuis pas mal d’années et je propose régulièrement des créations de spectacles avec des enfants, soit dans les écoles publiques, soit en privé, dans des conditions quasi professionnelles. Je recrute les jeunes chanteurs en faisant de la pub sous forme de flyers dans les écoles ou par courriel, via Facebook et auprès de mon entourage.

Créer des spectacles est une de mes passions, un dada, mais je dois avouer que parfois je suis fatiguée et démotivée et je me demande si je ne suis pas importune…

C’est qu’au-delà de toutes les conditions à réunir pour pouvoir créer un spectacle (trouver un lieu d’accueil, monter un dossier, établir un budget, obtenir de l’argent, convaincre les donateurs, les collègues, contacter le metteur en scène, le scénographe, le décorateur, le costumier, le chorégraphe, le technicien son, le technicien lumière, les musiciens, l’arrangeur, les enseignants etc, etc…), au delà de toutes ces conditions donc, se trouve un paramètre non-négligeable :

Il faut convaincre les principaux intéressés, LES ENFANTS, sans qui, il faut bien le dire, tout cela ne sert à rien.

Mais pourquoi donc je m’évertue à proposer des spectacles? Cette année, six inscriptions me sont parvenues alors que j’en espérais vingt au minimum. C’est désolant… Les enfants ont-ils si peu de temps à disposition, tellement d’occupations durant leurs loisirs ?

L’école publique propose des cours à option de toutes sortes, musique, couture, science, bricolage. Tout est très intéressant, très ludique. Et il y a les écoles de danse, de cirque, les écoles de musique, de théâtre, les clubs de sport, les scouts, les cours de cuisine, et j’en passe. Un vaste choix d’activités plus alléchantes les unes que les autres… Tant et tant de choses à faire… Comment choisir?

Cela me fait penser à une situation dont j’ai été témoin il y a quelques années, un peu avant Noël. Cela se passait dans un grand magasin, il y avait un petit enfant planté au milieu d’un immense rayon de jouets. Il devait choisir son cadeau, se décider entre un robot transformable fluorescent, un super circuit avec des lumières qui clignotent, une panoplie de magicien-sorcier, une moto comme celles des grands mais pour enfants, un truc chose chouette et un autre machin bidule…

L’adulte qui l’accompagnait commençait sérieusement à s’impatienter… Mais visiblement cet enfant n’avait pas d’envies, pas de désirs particuliers. Il se trouvait dans l’embarras du choix. Est-ce de sa faute? Il peut tout avoir avant même d’en avoir envie…

Dans le même registre, une amie m’a raconté être perdue et incapable de choisir un paquet de jambon devant l’immensité du choix des étalages de viande de nos super-marchés. Elle a vécu longtemps en Russie et, là où elle vivait, lorsqu’elle voulait acheter du jambon dans la petite épicerie du coin, il n’y en avait qu’une seule sorte, et encore, lorsqu’ il y en avait!

Aujourd’hui, si j’analyse ma sensation, je me sens un peu comme un de ces paquets de jambon accrochés au milieu des autres paquets de jambon… Une proposition d’activité en plus, parmi d’autres « Achetez, chers consommateurs, achetez… »

Alors quoi? Ma recherche pour trouver de nouveaux membres n’a pas été très fructueuse. Que faire? Insister? Démissionner?

J’ai la nette impression que ce que je propose n’intéresse pas. Peut-être est-ce de ma faute? Suis-je une mauvaise prof ? Suis-je à côté de la plaque? Suis-je de mauvaise foi?

Certes, proposer un opéra pour enfant c’est ambitieux. C’est un défi. Mais échouer si près du but c’est rageant!

Une metteuse en scène professionnelle à accepté de nous coacher dans cette aventure, elle nous a dégoté des décorateurs qui ont déjà commencé à construire les décors, les accessoires et les costumes.

Un collègue musicien s’est attelé à arranger l’oeuvre choisie pour l’adapter à son orchestre d’élèves et il a convaincu un autre orchestre et trouvé des renforts professionnels pour les instruments manquants.

Le centre culturel de la région est partant pour nous programmer quatre concerts dont une scolaire, le gouvernement nous a octroyé les subventions souhaitées ! Bref tout y est! Un rêve qui devient réalité!

Mais pourquoi diable ai-je pensé que les enfants suivraient? Que les jeunes artistes en herbe resteraient fidèles et que ceux qui nous ont applaudis lors des précédents concerts auraient envie à leur tour de nous rejoindre sur scène?

Suis-je naïve? Ou prétentieuse? Qu’est-ce qui cloche? Ou ai-je fauté?

Je sais bien que l’activité que je propose sort de l’ordinaire. Un opéra?! Mais quel enfant écoute de l’opéra? Un bon show avec les tubes de l’été serait peut-être plus approprié, plus apprécié. Sauf que je refuse de croire qu’on ne convainc les enfants qu’avec ce qu’ils connaissent.

C’est comme si je ne proposais que des pizzas, du chocolat et des kebabs au menu sous prétexte que c’est ce que mes enfants aiment manger. Je pense que pour apprécier les courgettes il faut manger des courgettes, en gratin, en salade, farcies, en soupe ou en purée, non?

Bref, je me sens à court d’idées et démunie face à cette réalité. J’aimerais beaucoup relever le défi de ce spectacle mais là, je sèche. Que faire? Ce que je souhaite, c’est comprendre la racine du problème, comprendre ce qui se passe, savoir si j’ai tort ou raison de proposer des projets. Dois-je me ranger?

Quelles solutions trouver pour redonner envie, pour libérer du temps, pour créer l’enthousiasme? Et surtout comment faire pour ne pas avoir à remotiver les troupes à chaque nouveau projet!

Est-ce que je demande la lune?

D’autres y arrivent bien!

Prenez l’exemple de José Antonio Abreu qui à fondé une école de musique extra-ordinaire en Argentine « El Sistema » (un film qui fera l’objet d’un prochain article)

Ou le grand chef d’orchestre Sir Simon Rattle qui a travaillé sur le « Sacre du printemps » de Stravinsky avec 250 enfants. Une aventure pleine de rebondissements relatée dans le documentaire « Rythm is it » (que je chroniquerai également prochainement)

Monsieur Scott Allan Prouty directeur du chœur d’enfants « Sotto vocce » dont je parle dans un article précédent.

Ils ont réussi, eux. Ils sont passés maîtres dans l’art d’enseigner avec succès. Mais quel est leur secret? Leur stratégie? Comment puis-je faire pour m’orienter dans leur direction? Je n’ai certes pas l’ambition d’être aussi performante qu’eux mais si je pouvais percer ne serait-ce qu’un tout petit bout de leur secret de réussite, je serais aux anges.

Alors je cherche des solutions. Est-ce que ce nouveau projet pourra être mené par SAKAZIQ’ ou devrai-je passer le témoin à un autre choeur d’enfants? Lorsque je pense à mes chers collègues qui sont vraiment admirables et à mes six petites perles d’élèves absolument adorables ainsi qu’aux adolescents de l’orchestre et à tous ceux qui croient en ce nouveau projet, une émotion indescriptible m’envahit; c’est un mélange de culpabilité, de rage de vaincre et de tristesse à la foi. Non, vraiment il faut que j’y arrive, je leur dois bien cela.

 

Aujourd’hui j’ai besoin de vous, chers lecteurs. Pouvez-vous m’aider et me donner votre avis, votre point de vue?

Si vous avez un éclairage, un conseil, des propositions,  je suis toute ouïe. Si vous avez deux minutes à me consacrer pour écrire votre commentaire ci-dessous et me faire part de vos remarques, de votre opinion, cela me serait vraiment très précieux.

A votre avis, dois-je abandonner?  Dois-je persévérer? Pourquoi? Comment?

MERCI d’avance pour vos réactions

La magie de la gamme pentatonique

La magie de la gamme pentatonique

Le week-end dernier, mon mari et moi-même étions invités à manger chez des amis. Au fil de la soirée, nous avons papoté musique, concerts, festivals, artistes… Dernièrement, nos hôtes ont eu le grand bonheur de voir Bobby McFerrin sur scène. Du coup, notre enthousiasme aidant, quelques vidéos de cet artiste américain publiées sur le net ont ponctuées nos discussions passionnées durant la soirée. Une vidéo en particulier a inspiré le sujet de cet article.

Invité au « World Science Festival », Bobby McFerrin démontre avec une simplicité déconcertante que la gamme pentatonique est ancrée dans toutes les cultures. Quelque soit le lieu ou le public, le résultat qu’il obtient est constant et bluffant!

Debout face à son public, Bobby McFerrin définit une hauteur de note en sautillant sur place. C’est le DO, le public suit clairement le rythme qu’il lui suggère et imite le son du chanteur.

D’un saut léger, il se déplace de côté et chante RE. Le public entonne cette nouvelle note sans difficulté. Un va et vient entre le DO et RE définit et ancre définitivement la hauteur de ces deux notes.

C’est avec une évidence déconcertante que le public se met à chanter un MI que Bobby McFerrin lui propose avec un nouvel emplacement, sans pourtant lui insuffler le son de cette troisième note. Le public chante, tout simplement.

Nous voilà donc à trois notes : DO-RE-MI. Quelques sauts de cabri plus tard, Bobby McFerrin définit l’emplacement du son LA, placé une tierce au dessous des trois autres notes déjà données jusque là.

Quel pédagogue! Sans aucune explication théorique, le voici parti dans une improvisation chantée avec, comme soutien harmonique, ces 4 notes chantées par le public qui suit simplement l’emplacement de ses pieds.

Et c’est tout naturellement que la 5ème notes de la gamme pentatonique, suggérée dans son improvisation, va sortir de la bouche du public sous les regards ébahis des scientifiques invités sur le plateau de ce congrès.

En trois minutes, la démonstration est faite. Sautillant de droite à gauche de la scène en parcourant les notes de cette gamme sur une large tessiture, il guide la voix de son public, prouvant ainsi que ce mode est très accessible et donc inscrit naturellement en chacun de nous.


  –

Extraordinaire! Depuis, je m’exerce à sautiller sur la gamme pentatonique, devant le miroir, pour m’en servir durant mes cours. Pas évident, le saut est à gauche lorsque le son monte (à droite pour l’auditoire qui nous fait face) et improviser en sautillant, sans perdre le fil ni son souffle, demande un peu d’entraînement.

Et pour terminer avec un lien en rapport avec les chansons de l’album SAKAZIQ’, sachez que la mélodie de la chanson de « La Destitution du Lion » est basée sur ce même mode pentatonique. La partition est disponible ICI, vous pouvez en écouter un extrait en cliquant ci-dessous. Je vous laisse remarquer la similitude. Bonne écoute!

10. La destitution du lion [audio:http://www.sakaziq.com/audio/extrait 10. DESTITUTION DU LION.mp3]

SAKAZIQ’ rapplique en choeur!

Un article dans MIGROS Magazine YEAH!!!

 

SAKAZIQ’ rapplique en choeur à

DELEMONT le 21 avril 2013

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ET AUSSI à …

 

– MOUTIER  le 8 mai 2013 pour un mini-concert à la bibliothèque à 15h15

– BIENNE le 22 mai 2013 mini-concert à la bibliothèque à 15h30

TAVANNES le 5 juin 2013 mini-concert à la bibliothèque à 14h30

 

– mini-concerts de 20 minutes sur demande (dans les écoles, dans les bibliothèques, …)

 

Comment monter un spectacle avec des enfants

et rester ZEN?

 

Loin de moi l’idée de prétendre rester complètement zen lorsque je monte un spectacle avec des élèves. Mon mari, mes enfants et mes proches le savent bien: je suis plutôt de nature à stresser lorsque les dates des représentations approchent. Cependant, cette tension ne déteint pas sur mes élèves ni mes collègues. C’est du moins ce que l’on m’a toujours dit et je le crois volontiers.  Le stress est bien au rendez-vous mais j’ai appris à tenir la bride de cet animal fougueux. La pression me donne de l’élan, ce n’est toutefois pas elle qui guide mes actes (du moins lorsque je travaille avec des enfants).

Au vu de l’événement interblogueurs proposé par Olivier Roland sur son blog Habitudes Zen qui invite tout un chacun à écrire un article sur les habitudes indispensables pour rester zen au quotidien,  je me suis penchée sur la question  :

 —

Comment monter un spectacle avec des enfants et rester zen?

 

En m’appuyant sur mes diverses expériences dans le domaine, trois grandes lignes indispensables pour rester zen sont apparues :

1)    Organiser le travail

2)    S’entourer de personnes de confiance

3)    Cultiver le plaisir

1)  Organiser le travail

Savoir planifier son travail et se fixer des objectifs est une habitude qui permet d’avancer plus sereinement, c’est bien connu. Voici quelques conseils qui m’ont été transmis au fil de ces années et que je m’attèle à respecter au mieux. Prendre le temps de réfléchir et imaginer le résultat dans sa globalité, écrire chaque étape de réalisation du travail et établir des échéances

Par exemple, prenons l’objectif :

Monter un spectacle avec un chœur d’enfants, des musiciens et des comédiens.

Il faudra alors le diviser en plusieurs grandes parties :

le travail musical

– le travail théâtral

– l’aspect technique

– la logistique

– le travail administratif

Il faut savoir que plusieurs mois sont nécessaires à la réalisation d’un tel projet. Chacune de ces étapes devra encore être divisée en sous-groupes et il faudra poser des échéances pour chaque nouvelle étape.

.

– Le travail musical (apprentissage des chansons avec les enfants, répétitions avec les musiciens, prévoir l’ordre final des chants, travailler la justesse, l’interprétation, prévoir des répétitions plus longues, des sessions de travail sur plusieurs jours suivis, les mise en commun avec l’aspect théâtral…)

.

Le travail théâtral (apprendre les textes, chercher les intentions de jeu, travailler les déplacements, les chorégraphies, choisir les accessoires, les costumes, le décor, homogénéiser et équilibrer les parties théâtrales et musicales, faire plusieurs filages, orchestrer la répétition générale, …)

.

L’aspect technique (chercher une salle adéquate, prévoir des praticables pour surélever le chœur et les musiciens, trouver du matériel de sonorisation pour les solistes et pour le choeur, louer du matériel pour créer un jeu de lumière, …)

.

La logistique (prévoir un accueil pour le public, un accueil plus spécifique pour les représentations scolaires, un accueil pour les artistes, réaliser une affiche, des papillons publicitaires, réunir les responsables du projet, prévoir un goûter pour les répétitions, …)

.

Le travail administratif (préparer un dossier de présentation du projet, faire un budget, trouver des fonds et subventions, rencontrer des partenaires, des programmateurs, …)

.

Une fois que toutes les étapes sont bien définies par écrit, je délègue!

2)  S’entourer de personnes de confiance


Porter les casquettes de musicien, de directeur de choeur, de metteur en scène, de technicien, d’organisateur, de chorégraphe, de concierge, de pion et je ne sais quoi d’autre encore est parfaitement inhumain et peu professionnel. Tous ces aspects sont importants et, pour bien les réaliser sans se sentir débordé, il faut déléguer.

Mais déléguer demande de pouvoir et de savoir faire confiance. Dès le moment où les postes sont distribués, il faut lâcher prise… Prendre le temps de trouver les personnes compétentes va permettre de se sentir entouré et aidé, donc d’apporter de l’eau au moulin de la zénitude tant recherchée.

Tout en me rendant disponible aux questions, aux doutes, aux interrogations, et en gardant une vue d’ensemble sur le travail global, je délègue et fais confiance à mes collègues dans la réalisation de leur travail. Garder le contact, prendre des nouvelles, demander conseil, communiquer, tisser des liens entre les différents partenaires, tout ceci permet de rester cohérent et d’avancer  dans une seule et même direction,  de se sentir plus zen.

Résumer ensuite par écrit les discussions, les décisions prises, les idées, les tâches, les demandes formulées et proposer une relecture en commun permet d’éviter les quiproquos et les malentendus inutiles.

Pour synthétiser, il faut déléguer ses tâches pour alléger son travail tout en restant le référent à l’oreille attentive du projet global.

3)  Cultiver le plaisir

Maintenant que les échéances sont planifiées et que chacun sait ce qu’il a à faire, place au jeu, au plaisir et à l’éclate! Un projet pédagogique mené avec des enfants doit garder sa dose de fraîcheur, de spontanéité. Entretenir le plaisir de travailler est essentiel.

Dans le projet que je mène avec le chœur d’enfants SAKAZIQ’, pas un cours ne se passe sans rire aux éclats. S’amuser, inventer, bouger, … C’est tellement motivant et agréable de travailler dans la bonne humeur.

Cela n’empêche pas que le travail soit méticuleux, précis et mené avec beaucoup d’exigences…

Tenez, par exemple l’autre jour, nous travaillions sur la mise en place des gestes proposés dans la chanson « Pirates » de l’album SAKAZIQ‘. ces gestes sont précis et demandent que chaque participant soit concentré et attentif à la musique, aux autres ainsi qu’au chef de chœur.

Pour cela, je me suis transformée en capitaine de navire et les élèves, en tant qu’équipage, devaient obéir aux ordres de ce grincheux personnage aux méthodes barbares (en effet, chaque matelot qui ne suit pas est jeté aux requins par dessus bord…). C’est un jeu de rôle et, qui dit jeu dit plaisir, et, qui dit plaisir dit motivation, et, qui dit motivation dit succès garanti. En quelques minutes, les gestes étaient calés, ordonnés, nets…

De plus, cette manière d’enseigner n’est absolument pas fatigante, au contraire, je rajeunis à chaque cours…

Le chant et le théâtre sont deux disciplines artistiques qui permettent de se libérer, de s’exprimer, de se donner à 100 %, de s’éclater, d’être créatif. Sans craindre d’être jugés, les élèves donnent toujours le meilleurs d’eux-mêmes. Chacun se respecte, se fait confiance, s’accepte, s’entraide, se soutient.

Comment rester ZEN lorsqu’on monte un spectacle avec des enfants?

En conjuguant rigueur et plaisir avec l’aide d’autrui!

.

Cet article participe à l’événement interblogueurs proposé par Olivier Roland sur son blog Habitudes Zen

Merci à vous chers lecteurs de cliquer ici afin de voter pour cet article s’il vous a plu !

.

SAKAZIQ’ c’est quoi?

 

SAKAZIQ’ c’est un livre-CD de chansons interprétées par un choeur d’enfants. Des compositions ludiques de Andrée Oriet, arrangées avec goût par Alain Tissot et interprétées avec passion par une brochette de musiciens professionnels.

SAKAZIQ’ c’est un livre-CD illustré par un jeune dessinateur plein de talent : Célien Milani

SAKAZIQ’ c’est aussi un spectacle destiné au jeune public. Sur scène, un choeur d’enfants, cinq musiciens professionnels et une troupe de jeunes comédiens.

SAKAZIQ’ pour rire, écouter, philosopher (un peu) et surtout chanter! Chanter avec les copains, en famille, à l’école, sur scène… Peu importe, mais chanter avec passion.

SAKAZIQ’ pour les enfants, pour les curieux et pour tous ceux qui, comme moi, aiment la candeur de l’âme.

SAKAZIQ’ c’est aussi ce blog où chacun peut s’exprimer, échanger, commenter, s’informer, … Alors à vos stylos, heu.. à vos claviers!

.

 –

 

Qui sont les enfants du choeur SAKAZIQ’ ?

Le choeur qui interprète les chansons de l’album est constitué d’enfants venant du district de Moutier (CH). Ce groupe est né en 2011 pour l’enregistrement du CD. Une quinzaine d’enfants, âgés de 7 à 14 ans, chantent avec passion des titres inédits composés lors de spectacles scolaires. Chaque semaine, les jeunes chanteurs se retrouvent durant une heure pour travailler les chansons. Lors des périodes de représentations publiques, des sessions de répétitions plus soutenues sont organisées pour assurer la mise en scène.

 

 

 

 –

Et le spectacle ?

Différentes versions sont proposées en spectacle

Il y a la formule courte, simple, rapide, efficace :

  • une version de 20 minutes avec le choeur SAKAZIQ’ qui chante sur les versions instrumentales du CD et 3 comédiens.  Une version pleine de malice avec 5 chants, du théâtre, du rire, de la poésie, …

Il y a la formule complète, fantastique, magique:

  • une version de 50 minutes avec 5 musiciens professionnels et des comédiens qui entourent le choeur SAKAZIQ’. Des lumières, du son, toutes les chansons de l’album, du théâtre, du rire, de la poésie, du rêve.

Il y a la formule pédagogique, rencontre, échange et créativité :

  • une version en collaboration avec les écoles où les chants sont partagés entre le choeur SAKAZIQ’, ses comédiens et ses musiciens, et un groupe d’enfants du lieu qui nous accueille. La possibilité pour qui veut de se joindre à toute l’équipe de SAKAZIQ’ le temps d’un spectacle. Cette formule comporte un temps de préparation en amont afin d’assurer toutes les subtilités des chants et de la mise en scène.

 

Et les chansons?

 

  • Vous pouvez cliquer ICI pour entendre les 2 premières chansons de l’album
  • Toutes les partitions de ces chants se trouvent sur la page PARTITIONS de ce site
  • Deux chansons en images sont visibles sur la page CLIPS de ce site
  • Ecoutez des extraits de chacune des chansons sur la page ZIQ’

1. La guérilla des insectes : sur un rythme de marche endiablée, les fourmis en colère partent en guérilla. Et gare à l’étourdi qui croiserait leur chemin.

2. Ti krab : un chant aux couleurs exotiques inspiré d’un conte antillais nous raconte le rêve de compère crabe, violoniste dans l’âme.

3. Pirates : embarquement immédiat pour un voyage en mer en compagnie des pirates et du chant des sirènes.

4. Qui ? Quoi ? Où ?: des animaux à plumes, à poils et à écailles doivent trouver je ne sais quoi, auprès de je ne sais qui, je ne sais où …

5. Crapauds : croâ, croâ, croâ, croâââ… Sur un fond de musique latino, on découvre le chant du crapaud amoureux.

6. Cyrano : rires, moqueries et rumeurs à propos de Monsieur de Bergerac et de son nez mythique…

7. Un bijou de caillou : clic, clic, clic … Les cailloux s’entrechoquent sur une mélodie légère et enfantine.

8. Li-quoi ? Licorne ! : sur une séquence de rythmique obstinée, la licorne subit la loi des différences.

9. Le voyage de la tortue : quelques notes de piano s’égrènent au fil de la chanson et nous emportent dans l’univers aquatique d’une fébrile tortue marine.

10. La destitution du lion : à vos balafons, à vos djembes, le roi de la savane organise un référendum !

11. Un thé dans le désert : la bouilloire ssssiffle ssssa mélodie, l’eau est prête pour la sssscérémonie du thé.

12. La symphonie de la pluie : gronde l’orage, pleure le nuage, quelques flic-flac fouettent la flaque. La symphonie de la pluie se chante en canon.

Et les musiciens?

Lors des concerts, il y a 5 musiciens professionnels sur scène

  • Alain Tissot à la batterie et aux percussions. Alain est également le directeur artistique du projet SAKAZIQ’ et l’arrangeur des mélodies. Batteur dans de nombreuses formations allant du jazz à la chanson française, percussionniste, pédagogue, compositeur, arrangeur, autant de casquettes que de frisettes pour cet artiste-là!  Je vous laisse découvrir toutes ses facettes sur son site en cliquant ICI.

 

  • Coralie Minder à l’accordéon. Instrument de prédilection dans l’album SAKAZIQ’, elle en joue comme une déesse. Son parcours musical va de la musique classique à l’improvisation en passant par la musique jazzy sans oublier le répertoire musette. Coralie nous donne des frissons par l’envol de ses mélodies brillamment interprétées. Diplômée de la haute école de musique de Berne (CH), lauréate de plusieurs prix, elle joue dans diverses formations musicales et enseigne l’accordéon, mais aussi les maths, le français et tout ce qu’on peut enseigner dans une école…

 

 

  • Olivier Nussbaum à la contrebasse. C’est au bras de cet instrument acoustique que l’on peut entendre Olivier dans les chansons de SAKAZIQ’. Débordant de créativité, il est à l’origine d’une multitude de projets tous plus originaux les uns que les autres. Adepte du multimédia, amoureux de jazz et de l’improvisation, intuitif, spontané, il est également excellent pédagogue. Tous ce que vous désirez savoir sur ce musicien se trouve ICI sur son site.

 –

  • C’est Nicolas Gerber qui est au piano durant les concerts de SAKAZIQ’. Diplômé de l’école de Jazz de Montreux (CH), il a également suivi un perfectionnement en piano classique au Conservatoire de Lausanne. Compositeur, lauréat de différents prix, il enseigne le piano dans une école de musique et joue au sein de plusieurs formations. Il travaille régulièrement comme arrangeur pour différents projets pédagogiques. Nicolas, c’est notre musicien de scène car pour l’enregistrement du CD, la pianiste c’était moi

.

 —

  • Et il y a Mathieu Schneider aux flûtes. Un musicien haut en couleurs qui voyage avec autant d’aisance dans l’univers classique, le théâtre, le jazz rock-fusion et la musique latine. « Un lutin joyeux ayant trouvé la baguette magique aux mille sons… » T. S. Et si vous désirez en savoir plus, découvrez son univers en cliquant sur le lien de son site ICI.

.

.

Et les comédiens?

Les comédiens qui nous accompagnent durant nos représentations font partie d’une nouvelle troupe de théâtre fraîchement récompensée par le PRIX JEUNESSE JURA. Ils communiquent leur passion du théâtre aux jeunes chanteurs grâce à leur enthousiasme, par leur exceptionnelle présence scénique et leur goût pour l’art de la scène. Si vous désirez en savoir plus sur la compagnie Vol de Nuit cliquez ICI.

 

 –

Et l’aspect scénique?

Durant les sessions de travail qui précèdent les spectacles de SAKAZIQ’, le metteur en scène Didier Chiffelle apporte son prodigieux talent pour permettre aux enfants de donner le meilleure d’eux-même dans leur présence scénique. Ce metteur en scène pratique les arts de la scène depuis 20 ans, également en tant que comédien et chanteur.

.

Et les illustrations du livre?

C’est au jeune dessinateur Célien Milani que l’on doit les illustrations de l’album SAKAZIQ’. Des images colorées et drôles, inspirées par ses propres mimiques pour reproduire les émotions. La sincérité de son trait le rend tout à fait original. Déjà lauréat de plusieurs prix pour la jeunesse et mandaté comme dessinateur dans un journal officiel, il poursuit ses études dans une école d’art contemporain. Passionné par la BD et l’animation, il est également attiré par l’art du théâtre et c’est aussi en tant que comédien que Célien nous accompagne durant les spectacles de SAKAZIQ’.

Et il y a moi… Andrée Oriet. Un diplôme d’initiation musicale et de piano en poche, j’enseigne la musique aux enfants. Avec les tout petits dès l’âge de 4 ans, c’est cours d’initiation musicale; avec les plus grands, ce sont les cours de formation musicale; avec ceux qui désirent travailler un instrument, c’est le piano, et pour ceux qui aiment chanter… c’est SAKAZIQ’. De temps en temps, je foule les planches en tant que pianiste, « comédienneuse » ou « chantonneuse » ;D mais mes aspirations vont à l’enseignement. Et si vous êtes curieux d’en connaître d’avantage concernant mon histoire avec SAKAZIQ’, vous pouvez consulter la page A PROPOS de ce blog.

Y a-t-il d’autres personnes dans l’aventure?

Pour que la machine tourne, il y a bien sûr encore beaucoup de personnes qui restent dans l’ombre mais sans qui SAKAZIQ’ ne serait pas ce qu’il est.

 

  • le graphiste Yves Juillerat qui à mis en page, typographié, conseillé, personnalisé ce livre-CD
  • l’ingénieur du son Carryl Montini qui a enregistré, mixé, masterisé avec patience chaque note de l’album
  • les musiciens qui ont joué sur le CD uniquement : Serge Kottelat à la guitare électrique, Anton Koudriavtsev à la guitare acoustique, Sébastien Singer au violoncelle
  • le photographe Rolf Perreten qui à immortalisé les instants des premiers spectacles
  • le technicien Vincent Scalbert qui nous met en lumière lors des spectacles
  • les généreux donateurs qui ont soutenus ce projet : la ville de Moutier, le CJB et l’office de la culture du canton de Berne, la ville de Delémont, le canton du Jura, la ville du Locle, la Fondation Ernst Göhner
  • les parents des enfants qui les encouragent et les soutiennent dans ce projet
  • les amis qui corrigent mes textes, envoient les courriers, m’encouragent, me conseillent (merci Badin)
  • notre nouvelle pianiste qui nous accompagne durant les répétitions (merci Débora)
  • et sans oublier les personnes des lieux qui nous accueillent, les enfants des écoles qui font un bout de chemin avec nous, leurs professeurs,  les enfants qui m’ont inspirés ces chants
  • les imprimeurs, les libraires, les journalistes…
  • et vous, chers lecteurs

 

 

 Voilà en 1647 mots, 13 images et 3 heures de rédaction, le résumé de cette aventure SAKAZIQ’ qui a germé dans ma tête un bel après-midi dans un jardin public…


 

 

Un chef de choeur extraordinaire

Un chef de chœur extraordinaire

 

Cette semaine, j’aimerais vous parler de mon dernier coup de foudre. Il s’agit d’un choeur d’enfants exceptionnel que j’ai découvert en regardant un DVD sur l’apprentissage du chant en classe. Sotto voce, c’est le nom de cette chorale dirigée par Scott Alan Prouty, un américain qui apporte son talent et son expérience musicale à des enfants doués d’un talent certain et d’une motivation exceptionnelle.

Ce qui m’a le plus surprise en écoutant ce chœur c’est, d’une part, la qualité des voix, dignes des plus grands chœurs d’enfants, mais surtout leur présence, leur talent scénique, leurs mimiques… Lorsque j’ai vu ces visages, l’expression qui s’en dégage, je suis restée bouche bée.

Mais quelle est leur secret? Comment faire pour se rapprocher de cette qualité-là? Y a-t’il une recette? Plusieurs points sont soulevés par leur chef de chœur dans le DVD.

 

 

L’échauffement corporel

Le film commence par un gros plan sur des enfants en plein échauffement. Des filles et des garçons, les yeux fermés, font de petits mouvements circulaires sur leur visage, concentrés et réceptifs à ce massage visiblement bienfaisant. Le front, les yeux, les joues, la bouche, le menton, le cou, la nuque, toutes les parties du visage sont énergiquement stimulées par des mouvements rotatoires, des pincements délicats, des frottements, des tapotis. Puis c’est au tour des épaules, et du dos et des jambes, … Etirements, baillements, le corps se réveille avec conscience.

Et, dans une transition subtile, le chef de chœur amène les enfants à un exercice de concentration au travers de l’imitation. L’exercice consiste à copier ses gestes rapides et précis en le suivant du regard, d’une manière totalement investie.

Comme hypnotisés par leur bienveillant directeur, les enfants s’exécutent, précis, concentrés, imitent leur professeur qui leur joue des tours de passe-passe avec ses gestes. La complicité est installée, les yeux pétillent, les sourires sont sur tous les visages.

En fond, quelques notes de piano habillent cet instant, illustrant les mouvements de chacun. Subtile mélodie aérienne et légère qui installe néanmoins une ambiance musicale plongeant tout le choeur dans la même atmosphère.

.

.

Et puis le rythme s’accélère, les harmonies du pianiste se font plus présentes et donnent le ton. Dans une ambiance toujours plus énergique, les enfants alignés l’un derrière l’autre offrent un massage à leurs camarades. Formant une chaîne, les mains gigotent et courent dans le dos de leur voisin de droite, et puis sur celui de leur voisin de gauche! Le chef donne les instructions, indique la direction à prendre, vif, clair, précis, mais toujours avec humour.

L’échauffement est essentiel pour les choeurs, selon Scott Alan Prouty, pour la concentration, pour trouver la position idéale. Avoir les mains décontractées, les yeux « souriants », le visage expressif… Mais attention, tout cela au travers du jeu, en s’amusant pour éviter une position trop rigide de petits chanteurs bien dressés plantés en rang d’oignons…

Pour le chœur Sotto voce qui se réunit régulièrement (deux fois par semaine), prendre le temps de l’échauffement corporel, de faire des exercices de respirations, des vocalises, paraît évident.

.

.

Mais pour les enfants des écoles?

Pour tous ceux qui n’ont que 45 toutes petites minutes par cours?

Est-ce vraiment réaliste?

.

Il n’est pas nécessaire d’entrer dans des détails de technique vocale comme le mouvements conscient de la cage thoracique ou le soutien du diaphragme ou je ne sais quoi d’autre, mais simplement d’apprendre à se tenir, à redresser son corps, à poser ses pieds au sol, à ouvrir son visage, à regarder le chef de chœur. Tout ceci ne prends pas tellement de temps et permet une bien plus grande qualité d’écoute et de chant.

 

Un exercice pratique très simple et ludique

Avec un exercice corporel très simple, Alan Scott Prouty démontre encore une fois que l’apprentissage par le jeu est la clé de la réussite. Il propose une activité qui consiste à adopter différentes positions corporelles:

  • Position 1 : assis négligemment sur la chaise, presque affalé
  • Position 2 : assis sur la chaise, le dos droit, les yeux attentifs, prêt à chanter, regard sur le chef
  • Position 3 : debout cette fois, le dos courbé, le visage ennuyé, les épaules tombantes…
  • Position 4: debout, les pieds stables, les bras le long du corps, visage fier, les yeux « sourient »

Et le jeu commence. Le chef annonce :

  • position 1!  (les enfants s’exécutent)
  • position 2!
  • position 3!
  • position 4!

Et en mélangeant…

  • position 1, position 4, position 3, 2, 1, etc..

Un jeu très simple mais qui fait prendre conscience du corps, de sa tenue, de l’énergie qui le traverse ou qui le quitte… Simple, ludique, rapide et efficace!

.


 

La pose de voix

La voix chantée est une extension de la voix parlée, selon Alan Scott Prouty. Il amène les enfants à chanter au travers de jeux mi-parlés, mi-scandés.

Toujours par imitation, ce chef de chœur improvise des phrases qu’il accompagne d’un geste. Les enfants imitent. Ses improvisations ne sont pas dénuées d’humour, ce qui incite aux sourires et à la bonne humeur. Sa créativité et son inventivité sont contagieuses. Tous répètent les phrases théâtralisées mi-parlées, mi-scandées, mi-chantées, accompagnées de gestes rythmiques précis, clairs, rigolos…

Et c’est au tour de chaque élève de faire appel à son imagination. En suivant le tempo imposé par le pianiste, chacun va tour à tour proposer une onomatopée accompagnée d’un geste. Tout le groupe la reproduira sans ralentir ni interrompre la pulsation. Les gestes fusent, les idées jaillissent, naturels, spontanés, l’exercice prend des allures de feux d’artifices vocaux.

Créativité, concentration et attention sont au rendez-vous de cet exercice hyper sympa et très efficace pour souder un groupe et chauffer les voix de manière ludique.

.

Et qu’en est-il du répertoire?

Le répertoire de Sotto voce va du chant classique polyphonique aux chansons françaises, en passant par le gospel et les musiques de comédie musicale.

Ce directeur de choeur met un point d’honneur à ce que ses élèves aient conscience des mots qu’ils utilisent dans les chansons qu’ils interprètent. C’est quasiment la base du travail qu’il propose dans ce bref extrait vidéo. L’élève doit réfléchir aux paroles qui composent le chant et proposer son interprétation.

S’imprégner des paroles est le leitmotiv du chef de chœur. Comprendre, assimiler, analyser la moindre phrase, le moindre mot. Exprimer, expliquer, sincèrement, raconter avec passion. L’idée n’est pas de faire semblant ni de faire un geste imposé par une personne extérieure, mais bien de ressentir de quoi est fait le texte de la chanson et de se l’approprier en inventant un mouvement pour l’illustrer.

Je ne suis pas fan de gestes qui décrivent les paroles des chansons car souvent ils soulignent inutilement le propos avancé. Mais là, c’est autre chose, ça vient de l’intérieur et du coup, ce n’est ni téléphoné, ni infantilisé, ni gratuit, ni uniquement esthétique.

Cet enseignant est très exigeant et très pointilleux, toujours à l’affût de l’amélioration, sans jamais perdre sa bonne humeur et son enthousiasme.  Chaque enfant propose sa vision du texte et invente les gestes adéquats. Le pédagogue amène son choeur à explorer au mieux les paroles de la chanson. Dans l’extrait, il s’agit d’une chanson de Maurice Chevalier « Demain je dors jusqu’à midi »,  un texte très explicite qui permet une palette d’interprétations multiples.

L’apprentissage par le jeu, le jeu et encore le jeu. C’est le conseil de ce professionnel extraordinaire pour travailler le chant choral dans les classes. Les enfants doivent se sentir bien, fiers, souriants, en un mot: être heureux de communiquer par l’art de chanter!

.


Et l’extrait du DVD se termine par « L’alphabet » de Mozart chanté à 3 voix et a cappella. Dans cet exemple, pas de gestes, uniquement des timbres de voix travaillés, une concentration remarquable, une sonorité cristalline, des oreilles à l’écoute des harmonies qui composent ce chant écrit par un grand maître à l’attention des enfants.

Le DVD « Chanter en classe et en choeur »  présente, entre autre, le résultat d’un travail fantastique réalisé par ce groupe d’une cinquantaine d’enfants de la région parisienne, qui s’en donnent à cœur joie plusieurs heures par semaines, entourés de professionnels qui les aident à travailler leur voix, leur présence scénique, leur oreille musicale.

Il est certain que ce chœur doit sa qualité exceptionnelle aux professionnels qui l’accompagnent, comme son directeur artistique, son pianiste, son metteur en scène, son coach vocal, qui travaillent avec eux chaque semaine.

Je pense sincèrement que même si toutes ces conditions ne sont pas aussi idéalement réunies, la fibre pédagogique de cet homme mérite d’être prise en exemple car sa passion est extrêmement communicative.

Bien sûr, dans les écoles, toutes ces conditions ne sont pas forcément réunies mais la créativité et la spontanéité vivent en chaque enfant. Peut-être qu’en ayant ces différents exemples pédagogiques à l’esprit, la barque prendra la direction du cap proposé par ce chœur innovant et dynamique qui n’a pas fini de faire parler de lui…

.

Alors, la recette?

  • dix doigts de passion
  • beaucoup de travail
  • un grand professionnalisme
  • deux soupçons de créativité
  • une grande dose de bonne humeur

Mélangez régulièrement sans faiblir jusqu’à l’obtention d’un chœur homogène, créatif, original et fier de communiquer au travers de la chanson.

 

Pour en connaître d’avantage sur ce fabuleux choeur, voici quelques pistes: Le site officiel de Sotto Voce ainsi qu’un reportage en image ci-dessous.

.


CHOEUR D’ENFANTS SOTTO VOCE par virhof

 

 

Un article paru en 2004 dans le Figaroscope

11. Un thé dans le désert

 Un petit thé à la menthe?

C’est la proposition de l’avant dernière chanson de l’album SAKAZIQ’…

Sssurtout n’oubliez pas de bien ssssiffler les « S » en sentant, euh, en chantant cet air-là.

Pour le texxxxte ssseul cccc’est iccci.

Pour la mélodie envoûtante voyez plutôt par .

SAKAZIQ’ sur AZURRADIO!

SAKAZIQ’ est en playlist sur AZURRADIO!

En faisant le ménage, j’ai allumé mon ordinateur pour écouter de la musique en continu et je suis tombé sur AZURRADIO. Rien que le nom, j’avais l’impression d’être au soleil!

AZUR RADIOS, regroupe les radios:  AZUR MEDLEY, AZUR FRENCH, AZUR COUNTRY, AZUR CLASSIQUE, BLUES, JAZZ, AZUR 60, AZUR 70, AZUR 80 , AZUR 90, ET AZUR POP.

Et devinez quoi? SAKAZIQ’ est dans la playlist de AZUR FRENCH! Cool non?

Par exemple aujourd’hui à 14h43 j’ai entendu : « Un thé dans le désert »

Alors si vous avez envie d’écouter un programme bien sympa de chansons françaises et d’entendre l’un ou l’autre des titres de SAKAZIQ’ dans le lot, branchez-vous sur AZUR FRENCH

 

SAKAZIQ’ est dans la playlist de cette radio : )

 

 

SAKAZIQ’ au rayon des librairies

Au rayon NOUVEAUTES

Hier, j’ai reçu un mail avec cette photo prise à la libraire PAYOT à la Chaux-de-fonds.

J’aime bien le p’tit livre en bas à droite … SAKAZIQ’