SAKAZIQ'

Des chansons pour enfants avec partitions, audios, textes et fiches pédagogiques.

Comment rester motivée?

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Préambule :
 
J'ai beaucoup hésité à publier cet article.  Ai-je le droit de me plaindre? Non. Considérez donc ce texte comme une grande remise en question ou comme l'analyse d'un doute qui m'assaille.
 
Mais de toute façon qu'ai-je à craindre? Personne ne lira cet article jusqu'au bout, il est bien trop long…

Comment puis-je rester motivée et continuer à proposer des spectacles avec des enfants?

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- Le vibreur de mon i-Phone retentit. C'est un SMS: "Désolée mais ma fille ne pourra pas participer au cours choral cette année, elle a l'équitation ce jour-là. Bonne soirée : )" C'est le troisième SMS de ce genre aujourd'hui et ma boîte mail ainsi que mon répondeur ont l'air de s'être donnés le mot : "Vous… avez… un... nouveau... message… bip! : Oui bonjour, c'est pour vous dire que ça ne marchera pas, mon fils n'est pas motivé pour participer au spectacle, mais merci pour la proposition, à bientôt!" Un petit pincement au cœur et de la buée dans mes yeux, et si l'aventure SAKAZIQ' devait s'arrêter... J'enseigne la musique depuis pas mal d'années et je propose régulièrement des créations de spectacles avec des enfants, soit dans les écoles publiques, soit en privé, dans des conditions quasi professionnelles. Je recrute les jeunes chanteurs en faisant de la pub sous forme de flyers dans les écoles ou par courriel, via Facebook et auprès de mon entourage. Créer des spectacles est une de mes passions, un dada, mais je dois avouer que parfois je suis fatiguée et démotivée et je me demande si je ne suis pas importune… C'est qu'au-delà de toutes les conditions à réunir pour pouvoir créer un spectacle (trouver un lieu d'accueil, monter un dossier, établir un budget, obtenir de l'argent, convaincre les donateurs, les collègues, contacter le metteur en scène, le scénographe, le décorateur, le costumier, le chorégraphe, le technicien son, le technicien lumière, les musiciens, l'arrangeur, les enseignants etc, etc…), au delà de toutes ces conditions donc, se trouve un paramètre non-négligeable : Il faut convaincre les principaux intéressés, LES ENFANTS, sans qui, il faut bien le dire, tout cela ne sert à rien. Mais pourquoi donc je m'évertue à proposer des spectacles? Cette année, six inscriptions me sont parvenues alors que j'en espérais vingt au minimum. C'est désolant… Les enfants ont-ils si peu de temps à disposition, tellement d'occupations durant leurs loisirs ? L'école publique propose des cours à option de toutes sortes, musique, couture, science, bricolage. Tout est très intéressant, très ludique. Et il y a les écoles de danse, de cirque, les écoles de musique, de théâtre, les clubs de sport, les scouts, les cours de cuisine, et j'en passe. Un vaste choix d'activités plus alléchantes les unes que les autres… Tant et tant de choses à faire… Comment choisir? Cela me fait penser à une situation dont j'ai été témoin il y a quelques années, un peu avant Noël. Cela se passait dans un grand magasin, il y avait un petit enfant planté au milieu d'un immense rayon de jouets. Il devait choisir son cadeau, se décider entre un robot transformable fluorescent, un super circuit avec des lumières qui clignotent, une panoplie de magicien-sorcier, une moto comme celles des grands mais pour enfants, un truc chose chouette et un autre machin bidule… L'adulte qui l'accompagnait commençait sérieusement à s'impatienter… Mais visiblement cet enfant n'avait pas d'envies, pas de désirs particuliers. Il se trouvait dans l'embarras du choix. Est-ce de sa faute? Il peut tout avoir avant même d'en avoir envie... Dans le même registre, une amie m'a raconté être perdue et incapable de choisir un paquet de jambon devant l'immensité du choix des étalages de viande de nos super-marchés. Elle a vécu longtemps en Russie et, là où elle vivait, lorsqu'elle voulait acheter du jambon dans la petite épicerie du coin, il n'y en avait qu'une seule sorte, et encore, lorsqu' il y en avait! Aujourd'hui, si j'analyse ma sensation, je me sens un peu comme un de ces paquets de jambon accrochés au milieu des autres paquets de jambon… Une proposition d'activité en plus, parmi d'autres "Achetez, chers consommateurs, achetez…" Alors quoi? Ma recherche pour trouver de nouveaux membres n'a pas été très fructueuse. Que faire? Insister? Démissionner? J'ai la nette impression que ce que je propose n'intéresse pas. Peut-être est-ce de ma faute? Suis-je une mauvaise prof ? Suis-je à côté de la plaque? Suis-je de mauvaise foi? Certes, proposer un opéra pour enfant c'est ambitieux. C'est un défi. Mais échouer si près du but c'est rageant! Une metteuse en scène professionnelle à accepté de nous coacher dans cette aventure, elle nous a dégoté des décorateurs qui ont déjà commencé à construire les décors, les accessoires et les costumes. Un collègue musicien s'est attelé à arranger l'oeuvre choisie pour l'adapter à son orchestre d'élèves et il a convaincu un autre orchestre et trouvé des renforts professionnels pour les instruments manquants. Le centre culturel de la région est partant pour nous programmer quatre concerts dont une scolaire, le gouvernement nous a octroyé les subventions souhaitées ! Bref tout y est! Un rêve qui devient réalité! Mais pourquoi diable ai-je pensé que les enfants suivraient? Que les jeunes artistes en herbe resteraient fidèles et que ceux qui nous ont applaudis lors des précédents concerts auraient envie à leur tour de nous rejoindre sur scène? Suis-je naïve? Ou prétentieuse? Qu'est-ce qui cloche? Ou ai-je fauté? Je sais bien que l'activité que je propose sort de l'ordinaire. Un opéra?! Mais quel enfant écoute de l'opéra? Un bon show avec les tubes de l'été serait peut-être plus approprié, plus apprécié. Sauf que je refuse de croire qu'on ne convainc les enfants qu'avec ce qu'ils connaissent. C'est comme si je ne proposais que des pizzas, du chocolat et des kebabs au menu sous prétexte que c'est ce que mes enfants aiment manger. Je pense que pour apprécier les courgettes il faut manger des courgettes, en gratin, en salade, farcies, en soupe ou en purée, non? Bref, je me sens à court d'idées et démunie face à cette réalité. J'aimerais beaucoup relever le défi de ce spectacle mais là, je sèche. Que faire? Ce que je souhaite, c'est comprendre la racine du problème, comprendre ce qui se passe, savoir si j'ai tort ou raison de proposer des projets. Dois-je me ranger? Quelles solutions trouver pour redonner envie, pour libérer du temps, pour créer l'enthousiasme? Et surtout comment faire pour ne pas avoir à remotiver les troupes à chaque nouveau projet! Est-ce que je demande la lune? D'autres y arrivent bien! Prenez l'exemple de José Antonio Abreu qui à fondé une école de musique extra-ordinaire en Argentine "El Sistema" (un film qui fera l'objet d'un prochain article) Ou le grand chef d'orchestre Sir Simon Rattle qui a travaillé sur le "Sacre du printemps" de Stravinsky avec 250 enfants. Une aventure pleine de rebondissements relatée dans le documentaire "Rythm is it" (que je chroniquerai également prochainement) Monsieur Scott Allan Prouty directeur du chœur d'enfants "Sotto vocce" dont je parle dans un article précédent. Ils ont réussi, eux. Ils sont passés maîtres dans l'art d'enseigner avec succès. Mais quel est leur secret? Leur stratégie? Comment puis-je faire pour m'orienter dans leur direction? Je n'ai certes pas l'ambition d'être aussi performante qu'eux mais si je pouvais percer ne serait-ce qu'un tout petit bout de leur secret de réussite, je serais aux anges. Alors je cherche des solutions. Est-ce que ce nouveau projet pourra être mené par SAKAZIQ' ou devrai-je passer le témoin à un autre choeur d'enfants? Lorsque je pense à mes chers collègues qui sont vraiment admirables et à mes six petites perles d'élèves absolument adorables ainsi qu'aux adolescents de l'orchestre et à tous ceux qui croient en ce nouveau projet, une émotion indescriptible m'envahit; c'est un mélange de culpabilité, de rage de vaincre et de tristesse à la foi. Non, vraiment il faut que j'y arrive, je leur dois bien cela.   Aujourd'hui j'ai besoin de vous, chers lecteurs. Pouvez-vous m'aider et me donner votre avis, votre point de vue? Si vous avez un éclairage, un conseil, des propositions,  je suis toute ouïe. Si vous avez deux minutes à me consacrer pour écrire votre commentaire ci-dessous et me faire part de vos remarques, de votre opinion, cela me serait vraiment très précieux. A votre avis, dois-je abandonner?  Dois-je persévérer? Pourquoi? Comment? MERCI d'avance pour vos réactions

36 Responses à “Comment rester motivée?”

  1. Coralie Minder dit :

    Coucou Andrée,

    Ah, je te sens vraiment démotivée. La motivation peu vite être perdue mais heureusement pas comme d’autres choses, vite être retrouvée aussi. Il suffit de peu de chose pour la retrouver.

    Tu ne dois pas abandonner car ton projet est formidable. Ton choeur n’est pas très fourni pour l’instant, qu’à cela ne tienne, au moins les enfants qui participent sont ceux qui sont vraiment motivés. Et pour ceux qui se sont désinscrits, et bien c’est qu’ils ne l’étaient pas assez. Il vaut mieux du coup qu’ils ne soient plus là car s’il faut les tirer pour avancer…

    Et aujourd’hui, le problème est bien l’offre énorme faite aux enfants. Mais SURTOUT, la faute aux parents qui, la plupart, permettent à leurs enfants par exemple de s’inscrire et ensuite d’annuler. Si les parents eux-mêmes ne sont pas responsables, comment peuvent l’être les enfants??? Et beaucoup d’enfants ont un planning digne d’un directeur marketing. Là aussi, cherchez l’erreur. On ne peut pas en vouloir aux enfants malheureusement…

    Cela n’arrange pas ton problème pour ton choeur. Je vais envoyer tout ça aux personnes que je connais (qui ont des enfants bien sûr).

    Et si à la place de flyer, tu proposais de passer directement dans les écoles pour faire la pub. Par exemple, proposer à la place d’une leçon de chant, une leçon de chant avec toi et des chants de Sakaziq’? accompagnés par un musicien ou le disque? Avec plusieurs classes comme ça tu ne dois pas y aller 30 fois… Ou peut-être qu’il faudrait organiser quelque chose pour les parents?!

    En tous cas, on ne peut pas se comparer avec ceux qui y arrivent… Le contexte: (Argentine) est-ce qu’il y a autant d’offre qu’ici? La mentalité des parents n’est pas la même, ni celle des enfants d’ailleurs,…

    Pleins de paramètres qui font qu’à une place ça se passe comme ça et à une autre complètement différemment avec les mêmes ingrédients.

    Allez, courage, tu vas y arriver!

    • Andrée Oriet dit :

      MERCI beaucoup Coralie!

      Le souci que j’ai en ce moment concerne la préparation du nouveau projet de SAKAZIQ’. Je dois très vite écrire un autre article qui présente ce prochain spectacle. Mais tu as raison, plusieurs personnes ont soulevé ce point, la pub doit être plus claire, plus vaste, c’est vrai. Je m’y attèle…Et je vais réfléchir à tes différentes propositions. Tu m’accueilles dans ta classe?

      En ce qui concerne la participation des enfants, j’aimerais souligner que jamais au grand jamais je n’aimerais culpabiliser les enfants qui ont cessés l’aventure SAKAZIQ’. Si cela parait comme tel dans mon article je m’en excuse platement.

      Certains étaient là depuis longtemps et ils ont tous toujours travaillés avec enthousiasme. Je comprends qu’il faille faire des choix et je les respecte. C’est très important pour moi que chaque élève en soit convaincu.

      SAKAZIQ’ n’est pas une prison, on a le droit de faire ses choix et je remercie les enfants qui ont partagé un bout de chemin avec moi, car sans eux, SAKAZIQ’ n’existerait même pas.

      Il faut maintenant que je trouve de nouveaux élèves pour ce nouveau projet. C’est une autre page qui s’écrit … J’ai eu un moment de fatigue, je le montre rarement mais voilà ça m’arrive aussi… L’exprimer dans cet article m’a permis de « l’exorciser » et en même temps d’avoir plein de retours, sur ce blog, via FB, par mail, c’est formidable et je remercie tout le monde pour ces encouragements.

      Pour le contexte Argentine, je vais aussi écrire un article, il faut que tous les musiciens, les profs voient ce film c’est extraordinaire. Certes il n’y a pas autant d’offre c’est sûr mais il y d’autres problèmes et il faut avoir une foi inébranlable pour tenir bon.

      Merci encore et à très bientôt

      Bises

      Andrée

  2. caso vincent dit :

    Eh bien, depuis, on trouve pas mal de sortes de jambon en Russie. Mais je pense qu’ici en Russie, un tel programme aurait du succès, beaucoup d’enfants adorent les spectacles et les parents viennent les voir. Même si les robots et panoplies de moto sont aussi proposées dans les magasins.
    Pus sérieusement, quel est la « zone de recrutement » pour les inscriptions? Que Moutier ou plus loin? Je comprends bien l’article. Envisager la même chose dans des villes plus importantes? A l’époque il y avait l’atelier Touille Taches à Moutier qui proposait des activités tout juste géniales mais qui a fermé ses portes…. Tout fout le camp en Prévôté….Courage, ne baissez pas les bras, ou venez en Russie (convaincre aussi le Touli! )

    • Andrée Oriet dit :

      Bonjour Vincent,
      Merci pour votre retour!

      Je ne sais pas dans quelle région de Russie cette anecdote est arrivée ni en quelle année mais elle est véridique promis! J’en déduis que vous habitez en Russie?

      Les chansons de SAKAZIQ’ chantées au delà des frontières et bien pourquoi pas! Le transsibérien est un truc qu’il faut avoir fait dans sa vie non? On peut imaginer un cours de français proposé aux jeunes élèves russes au travers de chansons enfantines!

      Mais il est vrai que même si les voyages me tentent, c’est surtout ici, dans la région où je vis que j’ai envie de proposer ces choses. J’ai créer ce livre-CD et monté un spectacle autour de ces chansons et l’aventure fut vraiment très chouette en Prévôté.

      Maintenant je repars avec un nouveau projet, d’où la difficulté à recruter de nouvelles personnes… Mais je trouverai, je m’y attèle, les commentaires et les encouragements m’ont redonné du peps…

      Pour les inscriptions, j’ai commencé par Moutier et j’ai élargi aux alentours et à mes connaissances dans l’arc jurassien. Mais oui, c’est vrai, ce n’est pas assez. Je vais remédier à la chose…

      L’atelier Touille Taches? oui je me souviens…Je n’avais pas d’enfants à l’époque et je venais d’arriver à Moutier. Vous y avez travaillé?

      Encore merci pour ce commentaire

      Musicalement

      Andrée

  3. Chantal Robert dit :

    Salut Andrée,
    j’ai lu ton texte, si,si, jusqu’au bout !
    Je suis déjà désolée de ce que tu vis et j’espère que ce n’est qu’une petite période comme ça.
    Sinon… comme je te comprends ! Pendant des années je me suis retrouvée un peu comme toi, à enseigner le sport à des groupes où il me fallait entre 15-20 enfants pour que ça puisse fonctionner. Et chaque printemps, j’étais dans le doute pendant plusieurs semaines de qui continue, qui arrête, une fois oui, puis non… Et pendant ce temps d’incertitudes, le prof continue de travailler dans l’ombre, sans être certain si son projet sera réalisé ou non… Les enfants et les parents sont souvent très enthousiastes par le résultat final, mais pas toujours conscients de l’investissement et de l’effort demandé. Et le sport collectif comme une chorale demande une présence assidue, sinon tout le groupe est pénalisé… Ensuite, certains parents aiment aussi que leur enfant soit mis en avant, ce qui ne colle pas avec l’esprit d’équipe et de groupe. Voilà quelques bribes de mon expérience de coach…
    Sinon, mon point de vue de maman… Et oui, nos enfants ont bcp de possibilités et de choix pour leurs loisirs. Et quand les 2 activités qu’ils souhaitent faire sont le même jour à la même heure… quel dommage ! Il y a des enfants tout de suite passionnés par une seule activité, d’autres qui aimeraient tout essayer, puis veiller à leur laisser du temps « pour s’ennuyer »… Et les parents qui doivent pouvoir gérer le temps (parent-taxi pour les plus jeunes) et les finances… Alors oui, il y a des choix pas faciles à faire.
    Voilà, je ne t’aide sûrement pas dans mes réflexions mais souhaitais t’écrire, car ici on aime bcp ce que tu fais ! Je te souhaite du courage et que ton travail avec les enfants te redonne de la motivation !

    • Andrée Oriet dit :

      Coucou Chantal!

      Détrompe toi tu m’aide beaucoup avec tes remarques. Rien que le fait de savoir que ça arrive aussi aux autres c’est déjà moins lourd à porter!

      C’est vrai que l’investissement est très grand. Les répétitions, les WE, les spectacles, tout ça demande des efforts même si le résultat est très positif à la fin. Et paradoxalement je suis d’accord avec le fait que les enfants doivent aussi avoir du temps pour rêver, flâner, c’est important pour leur équilibre.

      Comme je l’ai souligné dans un autre commentaire, c’est vrai que je ne peux pas en vouloir aux enfants. Tout faire est impossible et tu as raison c’est important de faire des choix (et pas toujours facile d’ailleurs) pour garder un équilibre. J’ai bien conscience que c’est parfois compliqué pour les familles de donner de la tête dans tous les coins et de gérer les transports, les désirs, les horaires, les devoirs, les finances… (je suis aussi maman de 2 enfants)

      J’espère ne pas avoir culpabilisé les familles ou les élèves… C’était surtout un gros coup de fatigue… je remarque que cela arrive aux meilleurs. Merci pour ta compassion, je vais retrousser mes manches et aller de l’avant. Le bouche-à-oreille va peut-être aider à débloquer la situation.

      Merci de m’avoir lue, de m’avoir répondue !

      Amitiés

      Andrée

  4. Carolina Bieri dit :

    Bonjour Andrée, j’ai moi-même chanté de l’opéra quand j’avais 11 ans, comme ma fille aujourd’hui, qui a de la chance de faire partie de votre groupe. Nous les parents somme submergés face aux activités proposées, aux souhaits de nos enfants, en plus de cela, il faut trouver du temps pour les devoirs et la vie de famille. Pas facile. C’est la faute de personne, c’est comme ça, ça fait parti du jeu. Je souhaite, et ma fille aussi, que vous gardez la motivation, parce que vous proposez un spectacle complet, professionnel et ma fille a beaucoup de chance d’y participer. Bien sûr, il y a aura des fois où elle ne sera pas là, mais la joie de chanter l’emporte et nous ferons de notre mieux pour nous organiser! Continuez, avancez, faites profiter nos enfants de vos idées et votre musique!

    • Andrée Oriet dit :

      Bonjour Carolina,

      Merci pour votre témoignage!

      Vous aviez aussi chanté un opéra?
      Lorsque j’étais enfant, je faisais aussi partie d’un choeur et nous avions chanté la cantate de Noël de Honnegger. L’expérience fut tellement forte! Chanter avec un orchestre et un immense choeur! J’y repense à chaque fois que je passe à côté de la salle de concert à Bâle, j’arrive même à ressentir les vibrations indescriptibles de fierté qui m’habitais.

      C’est certainement une des raison qui m’a poussé à oser proposer un opéra cette année.

      Comme je l’ai dit, c’est vrai que je ne cherche pas de coupable, j’ai juste ressenti une grosse fatigue et j’ai eu envie de l’exprimer.

      Merci pour votre enthousiasme.

      A très bientôt!
      Musicalement
      Andrée

  5. Monique Sautebin dit :

    Salut Andrée,
    Je crois que c’est la première fois que je te vois découragée…Je crois que les enfants, de nos jours. ont beaucoup trop de propositions à s’occuper…Concernant nos élèves, qui sont encore petits, ils passent, pour la plupart, beaucoup de temps avec les consoles de jeux, les tablettes et autres médias…Peu d’entres eux savent ce qu’est un livre, un jeu de société et même une ballade. Par contre ils connaissent tous les tubes actuels, si on peut appeler ça de la musique…Parfois nous sommes aussi un peu désemparés de voir le manque d’intérêts qu’enfants et parents surtout, portent à ce qu’on leur propose…Mais je crois qu’il faut rester positif, car les enfants qui suivent tes cours sont enchantés et il faut y croire ! Si on peut t’aider en quoi que ce soit…On est derrière toi, fonce et un grand merci pour toutes tes idées musicales, nos élèves en profitent bien !

    • Andrée Oriet dit :

      Merci Monique,

      Ca me faire plaisir de savoir que mes idées musicales servent à d’autres aussi! Tu as déjà essayé de chanter des chansons de l’album SAKAZIQ’ dans ta classe?

      En ce qui concerne les goûts musicaux c’est bien pour la raison que tu évoques que je propose d’autres choses en cours, pour ouvrir le spectre.

      Rester positif oui, c’est bien ça… J’y travaille…

      MERCI
      A bientôt

      Andrée

  6. Carozza Laurence dit :

    Je suis d’accord avec tous les commentaires. Cela ne vient pas de vous mais bien que les enfants ont trop de choix d’activités et toujours dans les mêmes périodes. Il ne faut pas baisser les bras et personnellement je trouve le projet et le principe formidable. J’ai une fille de 9 ans et demi qui adore chanter et danser. Le spectacle c’est sa passion. Je lui ai proposé de faire partie mais elle a déjà le cheval et la danse et elle n’était pas trop emballée. Maintenant je sais que 3 amies à elle en font partie je vais essayer de la convaincre. Au moins aller voir comme c’est. Je trouve aussi l’idée de faire de la pub dans les écoles excellente. Allez bon courage pour la suite, je suis sûre que ça marchera.

    • Andrée Oriet dit :

      Bonjour Laurence,

      Merci pour votre conviction. Si j’attache toute les ondes positives reçues dans ces commentaires, je vais pouvoir me faire un joli collier : )

      Si votre fille à envie de venir voir c’est très volontiers que nous l’accueillons! Elle peut même amener les voisins, les cousins, les copains…

      Je croise les doigts et vous remercie chaleureusement pour votre appui dans ma démarche de recrutement

      Musicalement

      Andrée

  7. Mario Badini, Le Badin dit :

    Ben si: il en est qui lisent ton message jusqu’au bout…
    Je ne vais pas faire dans la redite, mais la suggestion de Coralie, sur le passage dans les écoles, me semble intéressante. Et pourquoi ne pas s’approcher d’un média, radio, journal régional, pour parler du projet: certains sont peut-être passés à côté de l’info.
    Sinon, ne pas se décourager: ce qui est vrai aujourd’hui ne le sera plus l’année prochaine…

    • Andrée Oriet dit :

      Coucou Badin,

      Oui en effet, il en est beaucoup qui lisent jusqu’au bout…

      Tu as raison, je vais relancer ma pub. Je n’ai pas osé demander de prendre la parole dans les classes. Je trouve déjà super sympa de faire passer mes flyers, et les écoles ont bien joué le jeu. Mais il est vrai que beaucoup de documents sont distribués en classe. Peut-être que le flyer est quelques fois resté sur la pile de documents à lire à la maison.

      « Hier est derrière, demain est un mystère mais aujourd’hui est un cadeau, c’est pourquoi on l’appelle le présent » proverbe chinois

      Aujourd’hui je lis tous ces messages et c’est vraiment un très beau cadeau d’encouragement. MERCI

  8. Jacques Ditisheim dit :

    Salut,

    Contrairement à ce que tu penses, j’ai lu ton article jusqu’au bout.

    C’est très bien. Ce sont des questions qu’il faut se poser. Ceux qui ne se posent jamais de questions s’enferment, ceux qui n’ont pas à lutter pour vaincre ne progressent pas, ceux qui réussissent tout, tout le temps, sont des dieux.

    Alors revenons sur terre. Penses-tu réellement que El Sistema ne connaît que des succès à 100% partout et tout le temps ? Ou que Simon Rattle pourrait recommencer son expérience inlassablement chaque année avec le même succès ? Restons réalistes: nous cherchons tous la perfection et l’idéal, mais en même temps nous savons tous que cela n’existe pas. Alors reprenons la sagesse de l’enfant qui apprend à marcher: le fait d’être tombé sur le cul de temps en temps ne l’empêche pas de recommencer et de recommencer, en cherchant comment faire mieux, mais sans jamais considérer que c’est un échec. Ça n’a pas marché comme tu veux, tu es « tombée sur le cul » ? Considère que c’est normal, qu’il n’existe pas de carrière avec 100% de réussite, et continue d’apprendre à marcher !

    Tu as raison: les enfants ont tellement tout à disposition qu’ils n’ont plus d’appétit pour la réalité. Alors tu ne peux pas leur « vendre » le fait de faire un opéra, de participer à un spectacle. Ça ne sera jamais aussi bien qu’à la télé… Tu ne peux leur vendre que du rêve, leur propre rêve, leur soif d’exister, d’être plutôt que de faire, de sentir la vie, la soif d’un idéal qu’on ne vend pas dans les magasins, et dont ils n’ont a priori même pas connaissance. Tu peux aussi axer la démarche sur un des besoins fondamentaux de l’humain: le besoin d’appartenance. En quoi le fait d’en faire partie sera extraordinaire et unique, au delà de la réalité du spectacle. Ne pas leur proposer la nourriture pour laquelle ils n’ont pas d’appétit, mais leur offrir la chance d’avoir de l’appétit. Ne pas leur proposer un opéra, mais un défi, défi qu’ils se donnent à eux-même. Est-ce qu’en annonçant une sélection on ne trouverait pas plus de participants qu’en racolant et en cherchant à convaincre ? Vision un peu provocatrice en regard de l’idéal de la démarche…

    Bon, je digresse, je déblatère, ça pourrait durer des heures et je ne t’apprends rien. Mais si tu as demandé qu’on s’exprime, ce n’était pas pour apprendre quelque chose, mais pour échanger, non ? Et puis il est toujours facile de faire de la théorie, mais serais-je capable de la mettre en pratique moi-même. Je ne répondrai à cette question qu’en présence de mon avocat 😉

    Alors tourne ça comme tu veux, mais si tu considère que de trébucher une fois, ça mérite de tout remettre en question, voire de poser les plaques, alors c’est… que tu n’est pas toi-même. Considère l’ensemble de ta carrière, fais le bilan des réussites et des échecs, et tu verras que le score est plutôt positivement impressionnant. Je sais, c’est difficile d’être objectif avec soi-même et on est toujours bien trop sévère: notre soif d’absolu insatisfaite peine à accepter autre chose que 100% de réussite. Notre amour-propre aussi.

    Pourtant, je l’ai déjà dit, il n’existe pas de carrière avec 100% de réussite. Alors si tu t’es plantée (ou si le sort t’a joué un tour) sur ce coup là, tu dois considérer cela comme ABSOLUMENT NORMAL. Remettre l’ouvrage sur le métier, revoir la copie, corriger le tir, progresser, certes, mais pas baisser les bras. On a le droit de vouloir s’arrêter, bien sûr, mais pas pour ces motifs-là. Si tu es fatiguée de faire cela, je veux dire si tu avais été fatiguée de faire cela même avec 30 inscrits et plein succès, alors pose les plaques. Si c’est cet « échec » qui te pose des questions, persévère. Nom d’un pétard à roulette.

    Parce que les difficultés que l’on surmonte nous font plus grandir que les réussites.

    Bon, tout ça, c’est à chaud, sans trop réfléchir, sans relire ni corriger. Tu prends ce que tu veux, tu jettes le reste au compost (mes idées sont biodégradables, recyclables et se dissolvent dans le temps).

    A ta disposition pour une piqûre de rappel si le vaccin ne fait pas l’effet souhaité.

    Bises, et à Touli aussi.

    Jacques Ditisheim

    • Andrée Oriet dit :

      Hello Jacques!

      Lorsque je lis tes mots, j’ai de la pluie au bout des cils (comme dirait l’autre) nom d’un crocodile des îles.

      Je pense que je vais écrire ta phrase sur mon miroir : « Ceux qui ne se posent jamais de questions s’enferment, ceux qui n’ont pas à lutter pour vaincre ne progressent pas, ceux qui réussissent tout, tout le temps, sont des dieux. »

      Et oui je prendrais bien une piqûre de rappel disons tous les 2 mois, histoire de remettre à flot ce qui est important, vraiment important à faire passer dans les cours.

      José Antonio Abreu le fondateur d’El Sistema souligne … « L’importance de renouer avec sa nature intime, de cultiver des valeurs humaines basées non pas sur des apparences extérieures mais sur l’essence de la vie… D’après lui, l’orchestre influence la façon dont les enfants perçoivent ce qu’est réellement la vie, leur relation avec autrui, leur rôle au sein de la société…  »

      C’est un peu le truc d’apprendre à pêcher plutôt que de donner du poisson? c’est ça?

      Je vais digérer tout ça et me reconnecter avec le pourquoi fondamental de ma démarche. Il est vrai que si je suis si sensible à ce passage à vide c’est bien parce qu’il y a quelque chose en moi de plus profond qui est touché. C’est plus qu’un simple spectacle qui pourrait passer à la trappe…

      Alors merci pour ton coup de pied aux fesses, je vais réfléchir à mon angle d’approche pour présenter ce projet qui me tient tellement à coeur.

      Get up stand up!

      A bientôt!

      Andrée

  9. Jacques Chételat dit :

    Salut Andrée
    Je vis un peu les mêmes aventures et mésaventures que toi avec mes cœurs d’enfants et mêmes d’adultes (et oui, les jeunes grands mères gardent leurs petits enfants et ne peuvent plus suivre les répétitions). Il y a pléthore d’offres d’activités et dans la société qui veut tout tout de suite, les enfants choisissent et rechoisissent et rechoisissent à tel point qu’ils goûtent sans jamais savourer.
    Une solution pourrait consister en la collaboration ponctuelle avec un chœur d’enfants constitué (je ne sais pas s’il en existe par chez toi), avec d’autres écoles qui auraient un cours à option de chant choral. Bon tu y as déjà pensé peut-être et tu reviens d’une prospection sans succès.
    Je travaille actuellement avec un tout jeune chœur d’enfants à Charmoille JU dans le cadre d’une école primaire; ils sont une vingtaine de chanteurs dont la moitié a entre sept et neuf ans. Si une collaboration est envisageable, faut qu’on en parle. Je n’ai rien de plus à te dire pour l’instant. Courage!
    Jacques

    • Andrée dit :

      Hello Jacques,

      Merci pour la proposition de collaboration avec ton choeur! C’est une option à laquelle j’ai déjà pensé effectivement. Plutôt que de s’épuiser chacun dans son coin pourquoi pas collaborer?
      J’avais pensé travailler avec des enfants dès 9 ans car la partition est assez ambitieuse mais peut-être que des plus jeunes peuvent vivre l’aventure aussi sans trop s’épuiser. J’ai aussi un petit groupe de plus jeunes chanteurs, je les ferai participer à la mesure de leur possibilité.
      En tout cas merci pour ton mot, c’est cool d’avoir le retour des collègues
      Musicalement
      Andrée

  10. Danielle Sartori dit :

    Salut Andrée,
    J’ai lu ton message à la librairie où je fais un remplacement ces jours. Ton message m’a beaucoup touchée et j’ai voulu te répondre, te « prendre dans mes bras » pour t’encourager, te rassurer, trouver des explications et tout et tout.
    Puis j’ai vu les réponses formidables et pertinentes des belles personnes qui t’ont écrit et je peux dire seulement bravo, je pense que tu es déjà un peu rassérénée et que ton coup de blues est presque passé… J’ai retenu que le contact en direct est toujours le meilleur.
    Bon courage pour la suite. Comme on dit dans ces cas-là, j’aime beaucoup ce que tu fais!
    P.S. As-tu mis de l’info à la ludothèque? … Peut-être ce pourrait être une ouverture.
    Cordialement,
    Danielle Sartori

    • Andrée dit :

      Coucou Danielle!

      Oui merci Danielle, je suis très touchée aussi par le nombre de retours que j’ai eu. Oralement, par mail, sur ce site. Je vais trouver une solution, certainement en collaborant avec d’autres choeurs.
      Je passe à la ludo pour y déposer les infos!
      Merci pour ton aide et à très bientôt!
      Des bises
      Andrée

  11. Marlène Guenat dit :

    Ma chère Andrée,
    déjà de 1, j’ai lu ton article jusqu’au bout :O) Na.
    je lis ton désarroi, je comprends (et je partage) ta déception face au peu d’intérêt et d’engagement de la jeune génération. Je prends le risque de te rappeler que tu fais partie de la race humaine ….. et même les dieux ne réussissent pas tout (on pourrait ergoter sur la réussite de la création de l’être humain…..) Tu t’engages à fond dans ce que tu entreprends, et tu obtiens beaucoup! Svp arrête de te charger avec des trucs qui ne t’appartiennent pas : les enfants et leurs parents sont responsables de leurs choix. Et il y a pléthore ! Pour nous aussi: combien de fois voudrait-on se démultiplier pour participer à tout ce qu’on nous propose sur le même week-end? On veut en ajouter et en ajouter encore. Et si on commençait par faire de la place?
    En écrivant ton article, tu montres que tu te poses plein de questions, tu cherches constamment à progresser. Franchement, tu peux difficilement faire plus! Peut-être en faire un peu moins? ou plutôt essayer d’accepter que nous vivons sur une planète ronde, sous l’influence de quantité de cycles, et que le concept de « droite » est quelque peu illusoire? L »hiver artistique » fait partie de notre vie, j’en suis convaincue, et c’est tant mieux. Mais c’est pas très glamour d’en parler… on vit dans une société de winners, souviens-t’en!
    Voilà, à chaud, un peu dans le désordre :o)
    Courage ma belle, et rappelle-toi: de 13h19 à 14h53: salutaire promenade…….
    Des bisous
    Marlène

    • Andrée dit :

      Coucou Marlène,

      Merci pour ton mot : )

      C’est vrai, tu me connais bien, quand je fais un truc je m’engage à fond et là je me suis pris une vitre dans la figure, je l’avais pas vu venir… j’aurais dû coller des êtres humains dessus avant de courir pareillement ; )

      En faire moins? Mais j’ai déjà pas assez d’une vie pour réaliser tous mes rêves!!!

      Bon tu as raison, de temps en temps il faut savoir se mettre en jachère et j’aime bien ton image d’hiver artistique… Et surtout qu’après l’hiver vient le printemps, avec les nettoyages. Je vais donc trier ce qui m’appartiens et ce qui ne m’appartiens pas, faire de l’ordre…et résoudre cette affaire.

      Alors des becs et à tout bientôt ma Marlène préférée : )

      Musicalement

      Andrée

  12. Marlène Guenat dit :

    …… ah, j’ai oublié: « chaque fois que je me plante, je pousse » ……..

  13. Marika Minger dit :

    Coucou Andrée!
    Houlaaa! Ce doit être vraiment profond! Pas l’habitude de te voir ainsi! Mais je sais aussi que tu vas rebondir! Les passages à vide sont là pour nous permettre de nous remettre en question…mais c’est vrai que lorsque nous sommes dedans ce n’est pas toujours facile! Allé, courage! Je ne pense pas que tu fais « faux », que ce que tu proposes n’est pas attrayant, que ….. non! Mais je rejoins bien les commentaires qui ont déjà été faits. Je me positionne autant en tant que maman que prof. En tant que prof, nous en avions déjà parlé ensemble de la motivation de nos élèves et avec le choeur d’enfants que je dirige actuellement, je plafonne entre 15-18 enfants,je me suis dit que c’était par rapport à l’entité du choeur, choeur de paroisse avec animations de messes, mais nous faisons aussi d’autres activités… j’entends souvent:il ne faut pas que cela prenne trop de temps! Que dire? La notion du travail,de l’effort pour trouver du plaisir, de la satisfaction,la persévérance, tous ces paramètres se sont beaucoup perdus avec le « tout tout de suite » de maintenant! Je me mets aussi de l’autre côté, celui de maman. Avec 3 enfants, qui ont tous des goûts, des envies, des motivations différentes, on est bien obligé de cadrer chacun, et comme cité plus haut, il faut gérer toutes les offres proposées, justement pour pas que nos enfants deviennent des « zappeurs » en tout genre! Il y a aussi l’aspect géographique et donc les déplacements et quand on travaille cela n’aide pas toujours non plus! Outre la motivation de nos enfants, il y a un aspect pas négligeable non plus par rapport à l’école,je fais vraiment l’expérience…quand tu as un enfants qui rencontre des difficultés scolaires, qui passe beaucoup de temps encore pour les devoirs, ce sont des enfants qui se fatiguent plus à l’école,puis à la maisons aussi,il ne leur reste guère de temps pour les loisirs…donc de nouveau un choix à faire.
    Ta remise en question est pertinente! Je te comprends très très bien, mais j’avais juste envie aussi d’apporter un autre aspect quant aux choix,car ce n’est pas toujours la faute des parents, mais aussi un phénomène de société.
    Voilà pour une petite explication de vie de famille, si je puis dire ainsi! Saches que mes filles auraient vraiment voulu continuer l’aventure Sakaziq,elles m’en ont encore parlé hier et aussi avec toi!
    J’ai encore envie de te dire ceci: continue! persévère! ce que tu proposes est magnifique! Les enfants qui peuvent vivre cette aventure avec toi ont beaucoup de chance (nous l’avons constaté avec les nôtres). Je trouve bonne l’idée d’aller travailler dans les classes pour faire de la pub, les enfants te voient,ont un contact direct avec toi!
    Plein de courage, Andrée, continue!
    Bisous à toi et à toute la famille!
    Marika

    • Andrée dit :

      Hello Marika!

      Merci pour tes mots !
      C’est vrai, pas toujours simple la vie de famille… Ce phénomène est apparu dans plusieurs commentaires et biensûr je respecte les décisions de chacun et suis convaincue de la bonne foi de vos choix. Je n’ai d’ailleurs pas à juger cela!

      Ca ma fait plaisir de voir tes filles au stage de chant. : ) Le travail que nous avons fait avec Lakshmi était à des millénaires du « tout tout de suite » comme tu dis. Chanter des ragas durant des heures, corriger, chercher le liens entre les sons, habiter les sons, descendre de plus en plus en soi, faire des liens, des connections… Comment ont-elles apprécié ce travail rigoureux? et leurs amies?

      Merci pour tes encouragements et bonne chance pour la réalisation de ton CD avec le choeur!

      Des becs
      Andrée

  14. Brigitte Colin dit :

    Coucou Andrée,

    Continue ! Ose faire ta pub ! Je trouve super ce que tu fais avec les enfants, les miens chantent encore tes chansons des années après être passés par ton cours ! Si le Centre Culturel peut être utile pour passer ton info…
    Je t’embrasse et courage.
    Brigitte

    • Andrée dit :

      Coucou Brigitte!

      Ils chantent encore les chants? Mais quel âge ont-ils maintenant? Un nouveau spectacle avec d’autres ados dans l’orchestre les tente? Bienvenu en tout cas, avec les copains et les voisins et les cousins et les frangins aussi : )

      Oui alors peut-être que je peux amener aussi des flyers au centre ou alors faire de la pub lors des concerts?

      Merci en tout cas de le proposer : )

      A bientôt

      Andrée

  15. flo vernier dit :

    Ca me rend triste tout ça …
    et après tous ces bons conseils que rajouter ?
    faire un pause et chercher les moyens de faire envie à ces enfants ..
    peut-être passer dans les classes en faisant une animation…
    ou … changer de public, voir du côté du 3ème âge ;-)))

    • Andrée dit :

      Bonjour,

      Et bien en tout cas, je vais déjà m’atteler à faire de la pub encore et encore dans tous les coins et garder tous ces conseils et encouragements comme vitamines pour avancer : )

      Le travail avec les enfants me plait trop pour changer de cible. J’aime leur spontanéité, leurs idées, …

      Mais peut-être que d’ici 40 ans, j’animerai un atelier de chant choral dans la maison de retraite où je serai 😀

      Musicalement
      Andrée

  16. Touli dit :

    Alors voilà, je propose une piste. Je ne suis pas 100% convaincu par ce qui suit, ça mériterait un sérieux approfondissement, mais comme je l’ai dit, il s’agit d’une piste (donc à nuancer, adapter, personnaliser, etc.):

    Vu qu’il y a effectivement et indiscutablement pléthore au niveau de l’offre s’adressant à nos chérubins, il faut certainement partir du principe que les domaines d’activités choisis par ces derniers et leurs parents sont ceux ressentis comme « bienfaiteurs », « nécessaires » et donc « prioritaires ».

    Tes initiatives, Andrée, sont au moins tout cela ainsi que formatrices (dans un sens bien plus large que juste l’expression artistique), tout en favorisant la « sociabilisation » et l’ouverture d’esprit, ils devraient donc être mis en tête de liste. Le bonheur qu’en retirent les enfants est total et quasi unanime mais le problème est que l’on ne s’en rend vraiment compte que lorsqu’on est déjà à l’intérieur de la structure.

    On pourrait donc imaginer voir la genèse d’un autre angle, inverser la démarche, partir de et avec l’enfant plutôt que de lui proposer un projet déjà lancé. J’ai bien conscience qu’il s’agit là d’une nuance mais je pense qu’elle peut probablement peser lourd au final.

    Tout pourrait commencer avec une visite dans les classes ou autres structures ad hoc afin d’y présenter le germe originel du projet qui se trame.
    On raconte l’histoire prétexte (ou on la choisit ensemble parmi quelques propositions) et on définit collectivement quel sera le casting nécessaire à la mise sur pied de ce projet (p.e 10 enfants de 9 à 15 ans, 1 metteur en scène, 1 arrangeur, 1 décorateur, 1 chef de choeur). Si ces postes ne sont pas pourvus, le projet n’existera pas!
    On répartit ensuite les tâches: voudriez-vous être chanteur, comédien, aide-technicien, et.. dans ce spectacle… qui est partant? Je m’occupe de trouver l’arrangeur, metteur en scène, etc.

    On prend les contacts des enfants intéressés et on adresse un courrier personnalisé aux parents (ou encore mieux, un coup de fil): Invitation à venir assister à une séance d’information et de partage au sujet du projet qui semble intéresser leur enfant.

    Il s’agit dès lors d’une décision collective: veut-on faire ce spectacle? Si oui, qui s’engage? De ces réponses dépendra la mise en route ou non de l’aventure. Chacun a ainsi conscience de l’importance du projet, de l’importance de son éventuelle implication. Il ne s’agit plus d’UN mais DU projet, ça débanalise certainement le propos.

    Voilà, ça pourrait au moins une fois servir de test. Beaucoup d’énergie à consacrer, certes, mais rien dans le vide, moins de désillusions et peut-être une belle surprise au bout…
    En une phrase: Si vous le souhaitez, je fais avec vous… Alors?

    😉 Touli

  17. Andrée dit :

    Coucou Touli,

    Merci pour cette recette!
    Si j’ai bien compris, plutôt que de présenter un projet tout cuit, je propose une carte de menu et on cuisine ensemble… C’est ça?

    Pour cette année c’est râpé mais je garde l’idée au chaud!
    J’ai la très nette impression qu’on va encore passer des heures à mijoter tout ça ; )

    Bisous
    Andrée

  18. Biggy dit :

    Hallo Andrée,
    j’aurais aimer t’écrire plutôt, mais j’étais malade…
    Je connais bien cette « chanson » que tu as écrit. La lettre que tu as écrit me parle tellement, j’aurais pu l’écrire il y a 3 ans pour l’école Montessori et un peu pour mes ateliers maintenant. Je me trouvais quelques fois dans la rue avec une foule d’enfants autour, en me disant, il y doit bien avoir une dizaine d’enfants susceptible à ce projet. C’est pas évidant d’acceptée, que les gens ne roulent pas forcément dans la même direction. Je ne comprenais pas et je ne comprend pas pourquoi il y a si peu d’inscriptions pour ton projet génial en plus avec toi. Quelle chance d’avoir cette offre. En tout cas Eva est super motivée, même que c’est pendant son après-midi congé sacré, et qu’elle doit prendre le bus et…Elle a fait la pub envers toutes ses copines, mais il y a eu toute la panopli (aucune idée comment ça c’écris) de réponses que tu connais déjà, il reste une réponse ouverte,oh,oh. J’ai aucune idée quand tu a commencé de faire de la pub, mais je crois beaucoup font leurs choix « de jambon » à la rentrée et ils leurs restent une heure de libre dans la semaine et si ce n’est pas la bonne…Alors peut-être avancé l’heure de la pub (pour une prochaine fois!)
    Je trouve bien l’idée de présenter le projet en « live » dans les écoles, et donner direct une feuille descriptive à la maison pour les parents, avec tous les points « d’apprentissages » noter, ça les rassurent ( en tout cas quelques-uns) mais c’est claire c’est un investissement en plus, mais je pense ça vaudrait la peine parce que les fylers s’envolent souvent avec les milles autres…
    Je n’ai pas à te donner des conseils ça serais que de la répétition de ce qu’y est déjà dit dans les autres lettres.
    Par contre je fais l’animation enfants ce week-end au marché bio, je ferais la pub et si tu veux me donner quelques flyers pour ceux qui sont intéressés tu peux les donner à Eva mercredi (si ça a toujours lieu mercredi). Et à Vicques, veux-tu que je fais plus de pub que juste mes connaissances ou ça était déjà fait? (dans les écoles’?)
    J’espère vraiment pour toi, que tu pourras bientôt mettre ton énergie ailleurs que pour recruter des enfants et j’espère vivement pour toi, pour les enfants et nous spectateurs que tous tes efforts, réflexions et créations se réaliseront en oeuvre, ça serait trop bête de s’arrêter maintenant. …il faut le prendre positivement: Les crises sont là pour nous faire grandir et pour avancer. Bonne route et à bientôt
    bisous
    Biggy

  19. jean Schild dit :

    Hello Andrée,

    Inutile de te torturer, je t’ai vue travailler avec des enfants et je trouve que tu as une façon bien à toi très efficace d’être en contact avec eux. Je suis sur qu’ils adorent travailler avec toi et c’est de loin le plus important. A part cela souviens-toi le mal que l’école de musique as eu pour trouver quelques élèves pour monter Momo malgré le fait quelle rayonne sur tout le Jura Bernois avec 1000 élèves dans l’école…Ce n’est pas ta personne qui est en cause tu est faite pour ce boulot et je suis sure que tu vas trouver des « clients » tôt ou tard.
    Hasta la vista!

    Jean.

  20. catherine dit :

    Hé bin… Je vois que dans tous les domaines et avec tous les âges c’est pareil 🙁
    Difficile à l’heure actuelle de tenir le rythme imposé par la société, que nous acceptons parfois de suivre. Pour ma part, je trouve ton projet fabuleux et tes idées d’apprendre le français en chansons encore mieux… Les enfants s’épuisent devant leurs fiches, et il faut bien le dire c’est plus qu’ennuyeux…
    A quand une réforme scolaire ? le plus vite sera le mieux !
    Biz

  21. Superbe post ! Pressé de lire les suivants !

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